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mardi 14 octobre 2008

La bière, la bière, qu'est-ce qu'elle a fait de moi la bière ?

(paroles extraites de "la Bière", des Garçons-Bouchers, super groupe de rock-punk-musette)

Pour raconter un truc où que ça bouge plus, je peux raconter ma journée de samedi. (Non ce n'est pas le bordel ma façon de raconter. En narratologie, ça s'appelle une structure narrative non-linéaire, donc ne dites pas que mon blog c'est le bordel, dites que c'est une figure de style !)
Ma journée commence donc vers trois heures de l'aprèm (en narratologie, comme ailleurs, ça s'appelle une grosse flemme), heure à laquelle je me lève plein d'entrain, où je trébuche contre un cadavre de bol de nouilles instantanées, où je m'éclate un doigt de pied sur cette p*** de marche qui mène à la salle de bain, et où je découvre que le brillant designeur de mon intérieur à moi (que je bénis chaque jour) a mis un filtre sous le trou de la bonde, comme ça les restes d'omelette de la veille décollés de la casserole, ben ils partent pas tout de suite, ils squattent encore un peu pour me délivrer leur bonne odeur au petit matin quand je prends mon bol de Nesquik (du vrai, d'ailleurs). Et après, ils squattent encore dans la poubelle, histoire que je ne les oublie pas, les restes moisis d'œufs qui étaient déjà à la limite de la péremption. Eh oui, le rêve cède toujours le pas au prosaïsme du quotidien... Mais rassurez-vous, la plage n'est jamais très loin, vous pouvez toujours me haïr !
Si je me lève si tôt, c'est que je tiens absolument à me rendre au hyakkin, c'est-à-dire au 100¥ plaza, un "tout à 100¥" qui porte bien son nom et qui l'affiche en gros sur sa devanture, ce dont je remercie la grâce, parce que savoir où on entre avant d'y être entré est un privilège qui me manque dans ce pays de sauvages. Et dans le tout à 100¥, je trouve tout, enfin tout qui vaut 100¥, qui vaut parfois plus, qui vaut souvent moins mais c'est pas grave. Je trouve des écouteurs, des baguettes, un éventail (mon achat le plus intelligent sans doute !), des gommes, toutes sortes de gommes (mais elles sont tellement choux !), une gomme électrique (vraiment), un thermomètre (qui reste bloqué sur 28°C, je comprends pas, il doit être buggé vous pensez pas ?), de la sauce soja (ça remplace le sel ici), des éponges, des nouilles, beaucoup de nouilles, une vache en plastique qui ouvre la bouche et qui fait de la lumière quand on lui appuie sur le dos (mais vous comprenez pas que c'est indispensable ???), un carnet pour noter le vocabulaire, des fiches à kanjis, des lunettes de plongée, des mentos au raisin, des enveloppes, de la barbe à papa sous plastique (il paraît qu'Amy Winehouse est accroc à la barbapapa aromatisée à la coke... c'est pour ça que j'aime internet), des saloperies de biscuit aux algues qui me rappellent le port de Cherbourg (beuargl (et c'est encore pire quand les biscuits traînent et deviennent tout mous)), des mini-lettres pour écrire mon nom sur ma porte d'entrée, des CD gravables, une règle graduée (je tiens vraiment à mesurer ce foutu placard à chaussures), et enfin, tenez-vous bien : des cure-oreille traditionnels japonais en bambou ! Le must-have quand vous vous voulez vous intégrer au Japon !
Et j'en passe et des meilleurs, si bien que je ressors avec une quarantaine d'articles. Tous indispensable. Et je n'ai pas acheté ce qu'il y avait de pire :
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
(cliquez pour mieux voir, et je veux dire, faites-le vraiment !)
Oui, c'est bien ce que vous pensez voir. Un faux phallus en forme de canard, et des seins gonflables. Un mélange intéressant de Patrick Sébastien et de Jean-Marie Bigard, je dirais. Avec une petite pointe de Philippe Bouvard. (Ce qui me ferait presque douter que Japan iz superior, comme j'ai appris pendant deux ans en fac de jap)

Une fois rentré dans mon antre, après avoir constaté que les bactéries contenues dans le cadavre d'omelette étaient on ne peut plus vivaces, on frappe a à ma porte pour m'inviter à un cours de danse okinawaienne, le fameux Eisa. Il s'agit en fait, du moins dans cette région de l'île, de deux danses simultanées et coordonnées : le te-odori ("danse avec les mains") des femmes, et les tambours (ôdaiko et shimedaiko, le grand et le petit tambours), dansés indifféremment par les hommes et les femmes, mais plutôt les hommes à l'origine on dirait. Kuma-chan fait du te-odori parce que, n'est-ce pas, elle a des muscles de crevette paralytique. (enfin, c'est ce qu'elle m'a dit en japonais, je ne fais que traduire) Du haut de mes 1m75 de muscles tout serrés et chargé de ma testostérone bouillonnante de virilité, je ne vais pas bien sûr me borner à gesticuler les mimines, donc j'essaye le shimedaiko, le moyen tambour, dans ce grand gymnase de l'Okinawa International University, qui me rappelle qu'on n'a pas tout à fait les mêmes moyens dans l'Educ Nat en France.
Et c'est du sport !!!
Les mouvements sont très amples, en restant très précis et rythmé (c'est de la danse quand même), on frappe du pied comme des brutes par terre à chaque fois qu'on tape dans le tambour, et au final on se défoule bien. Si bien que je prévois d'y retourner trois fois par semaine. Ça fait des années que j'ai pas fait de sport régulier, alors encouragez-moi surtout !
Si ça vous intéresse, il y a une vidéo très chouette sur la page des vidéos de ce site (choisissez la Sonda Eisa, pour voir la version que je pratique, dans la région de Okinawa-city, mais les autres vidéos sont assez jolies et colorées aussi).

Et enfin, pour me récompenser de ces efforts, j'accompagne Kuma-Chan (la danseuse), Fabien, Charlie et Sonoé dans un petit bar sympa qui fait de très bons cheese cakes. Ce qui est important quand on n'a pas mangé de la journée (忘れた... j'ai oublié...). Sonoé est partie à Rennes l'an dernier, donc elle parle un très bon français. Il y a quelque chose de très reposant dans le fait de parler français dans un endroit totalement étrangerophone. Se lever tous les matins en se disant que l'on va vivre une espèce d'énorme exercice de communication orale pendant un certain nombre d'heures, ça peut être fatigant. Oh, on s'y fait vite. Mais parfois, la terre veut retourner à la terre et le Normand à la bouse de vache. Ma langue natale, c'est un peu l'essentiel de ce qui me rattache à mon pays, comme un cordon au milieu de l'océan auquel je m'accroche quand j'étouffe dans le salmigondis des mots.¹
Pour ce qui est de la soirée elle-même, je vous renvoie à chez Fabien pour qui le prix des bières, c'est un peu comme le prix des mangas pour moi, un sujet d'angoisse permanent et un calibre efficace pour juger la qualité de vie d'un pays. (Nihon wa suge !)

<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Avec ma nouvelle DS (d'occasion, pas cher du tout), et mon super dico de kanji électronique, un cheese-cake très miam, et un cocktail très gloups à base d'alcool d'Okinawa, de pasoa, et de raisins. Très chic, très chouette.

A l'izakaya, une ambiance un peu différente... la bière à 100 yens coule à flot, et les sushis s'écoulent, de même que le riz cantonais ou que ce sublime mélange calamar-oignons... slurp !
Si bien que les Français perdent toute dignité...
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
... tandis que les Japonaises (et assimilées) restent fidèles à elles-mêmes. :)
SA3D0034



CADEAU BONUX (spécial picole) :
SA3D0010
Que cela soit dit, et su. Au Japon, on a du bon rouge. Et je dirais même "Wesh mon frère, bien ou bien ? tu veux mon bon rouge ou quoi ?".

(si je veux faire fortune et me marrer un coup, je pense que je vendrai aux Japonais le "Litron de Gros Rouge qui Tache" en leur faisant croire que c'est le nom d'un grand château bordelais super bien coté.)



¹ Littéralement "Okinawa" signifie "une corde au milieu de l'océan".

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

dimanche 09 mars 2008

Pendant ce temps, à Vera Cruz...

Holy fuckin' damned shit, I got tagged man !

Zut, j'ai été tagué par Luciole ! Vous me direz, être tagué par une jolie fille, c'est la classe, ça prouve que j'ai encore du sex-appeal à revendre.
Je vous dirai certes.
Mais je la soupçonne fortement de m'avoir tagué pour me mouvoir le fondement, pour que j'écrive, et conséquentiellement pour que j'apaise son manque quasi-cocaïnomaniaque de saine lecture (aurait-elle abusé sur l'allemand médiéval ?...). Si cela ne flattait pas mon ego (qui n'en a pas besoin non plus... pas tant que ça), je m'épargnerais cette corvée (mon talent n'est pas Chuck Norris, il a besoin de repos parfois), mais je m'en voudrais de lui gâcher ce plaisir !
Voici donc le premier INTERLUDE (d'où le titre de l'article) de l'histoire de ce blog, puisque l'histoire précédente est pas finie...
Donc, c'est une chaîne blogguesque dont je ne serai qu'un maillon (arg !!), et voici le règlement :
''Règles du jeu :
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué.
- Mettre le règlement sur votre blog.
- Mentionner 6 choses / habitudes / tics important sur vous-même.
- Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur blog.
- Avertir immédiatement sur leurs blog les personnes taguées.''
(On remarque que le règlement se contient lui-même ! Le règlement dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement qui dit qu'il faut écrire le règlement. Ça fait une fractale linguistique !!!!)

Donc, "6 choses/habitudes/tics".
Merveilleux.
J'aurais craint un énoncé un peu vague, mais là, non, je visualise parfaitement la question !
Allez je me motive.

1) Quand je suis amoureux d'une fille, je le sais le jour où je rêve d'elle. Le truc c'est que je rêve tout le temps de plein de gens. Mais je le sais quand c'est un rêve d'amoureux. C'est quand je me réveille le matin et que je me dis "ah, c'est bien ce que je me disais, celle-là je l'aime". Je le sais depuis ma première namoureuse de collège, en sixième. J'ai rêvé qu'on était sur le Titanic en train de couler, et qu'on allait mourir et que c'était très très romantique. Et que je me battais contre des poussins géants de 2 mètres de haut (mais ça, je sais pas pourquoi).

2) J'ai appris mardi dernier comment bien lacer mes chaussures. Mais je continue de faire comme depuis que je suis tout petit : je fais une boucle à gauche, je fais une boucle à droite, et je les noue ensemble. Même que ça marche très bien, et je vous dis prout. (et j'ai appris aujourd'hui qu'il existait une autre personne sur terre à faire comme moi, ça m'a fait tout chose).

3) Quand j'écoute une chanson en anglais, je suis incapable de suivre les paroles. C'est pas que je les comprends pas, mais je ne les suis pas, j'arrive pas à l'écouter comme une histoire. Alors quand je suis motivé, je mets la chanson une fois, puis je l'arrête pour relire les paroles, puis je la chante, puis je la joue au ukulélé, puis à la basse, puis je la remets et je fais tout en même temps. Je crois que je ne suis pas assez intelligent pour faire tant de choses à la fois du premier coup, mais j'ai une intelligence qui s'étale temporellement, qui prend le temps de s'installer.

4) J'ai pas la mémoire des prénoms ; c'est horrible. En début d'année, j'ai retrouvé par hasard à la fac une copine de solfège que j'avais pas revue depuis deux ans. J'oubliais tout le temps son prénom, même après plusieurs années passées ensemble. Alors forcément, quand je l'ai retrouvée, ça s'était complètement échappé de mon esprit. Alors, quand j'ai dû rentrer son nouveau numéro de téléphone, je lui ai demandé son "nom". Elle m'a dit son prénom, en me faisant un drôle d'air, et ensuite je lui ai dit "non, je voulais ton nom de famille". Je trouvais ça super malin, sur le coup, mais je crois qu'elle a capté que je me foutais un peu d'elle... Faudra que je lui avoue ça. Un jour.

5) D'après mes parents, quand j'étais petit, je voulais être clown-poète. Ils avaient trouvé ça charmant. Moi aussi, je dois dire. Je suis sûr que j'étais un enfant charmant. D'ailleurs c'est toujours le cas. Mais je veux juste être prof et écrivain. C'est pas si loin. (écrivain, c'est un plus un rêve qu'un projet d'avenir, mais je serai prof)

6) Mon passe-temps favori est de trouver le bon moment dans la discussion pour placer que j'ai été lauréat d'un prix pour les écrivains de 15 à 25 ans, alors que je n'avais que 15 ans, et que j'ai été publié dans toute la France au Mercure de France, et que je me sens quand même vaaaachement fier de moi. Et j'arrive toujours à le placer. La preuve. Héhé.

Valàààààà.
Je passe le relais à, euh, à, euh, à, euh...

  • TikTik qui nous racontera ses tiks (mais pas ses tiques, j'espère)
  • Néo pour qu'il remplisse son blog, ça fait longtemps. (il va dire qu'il prépare un exam d'informatique quantique, mais l'écoutez pas, c'est des conneries)
  • Dobby pour qu'elle remplisse son blog, ça fait violemment longtemps (elle va dire qu'elle prépare le capes de lundi prochain, mais l'écoutez pas, c'est des histoires).
  • Prawny qui nous donnera peut être six bonnes recettes ! (ou alors six bonnes raisons de ne pas utiliser les tourniquets du métro ou de ne pas se promener en rollers à Paris, mais ce sera rigolo en tout cas)
  • Angy, qui écrira en portugais, certes, ce qui ne m'arrange pas, certes, mais bon, peut-être qu'elle fera de jolies photos à la place...
  • Mon papounet, sur son blog de syndicaaaliste gauuuchiste, ça fera bien, tiens.


Héhé, j'aime beaucoup cette idée d'emmerder les gens parce qu'on s'est fait soi-même emmerder. Très individualiste, très mesquine ! ^^

Et bientôt, je reprendrai la suite de l'histoire du coiffeur... Wait and see.

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

mercredi 26 décembre 2007

L'introduction

(Pour expliquer le pourquoi de ce blog, un petit texte pompeux... je prendrai une plume plus lisible à l'avenir ^^)

Arrogant, complexé, mal peigné. Léger, amorphe, fermé Fier, sot, doué. L'éventail des qualificatifs donné à un Homme durant sa vie est-il représentatif de sa vraie nature ? Ou plus précisément, si tant est que l'on puisse juger et qualifier correctement chacun de ses actes, l'éventail des faits et gestes d'un Homme définit-il, indirectement, sa nature ? En bref, si je tape cent fois la tête de ma petite sœur, et si je lui dis une fois que je l'aime, suis-je un grand frère ingrat ?

La rhétoricité de cette question n'échappera à personne. Et pourtant, le but de ce blog est bien là : d'une manière effroyablement égotiste ("qui fait constamment référence à soi", TLF), je sculpterai mon corps par coups de burin successifs. Un article pour une pensée, pour un mot lâché dans la nature, pour un geste aux lourdes conséquences. Et les grandes lignes se formeront d'elles-mêmes, sur le marbre de ce que vous pensez connaître de moi, au fur et à mesure du labeur. Un bras s'élèvera vers le ciel, un pied s'engoncera dans le sol, peu à peu. Une meilleure image serait celle d'un idéogramme chinois. Une trait, tracé d'un geste, contiendra dix informations. 20 traits en contiendront dix milles. C'est mathématique, si si. Et pourtant, le sage y verra un seul concept. L'imbécile heureux aussi. Et tous les Incurables tenteront d'ordonner, avec leurs maigres moyens, les éléments mis à leur disposition.

Eh bien voilà, vous avez l'idée. Je vais me déconstruire, éparpiller mes qualités et mes défauts, les ranger en ordre, faire des petits tas, mettre des étiquettes, puis tout reconstruire, tout remettre à sa place, ranger les légos dans la boîte, et, fabuleusement, tout s'ordonnera, les contradictions s'annuleront, les invraisemblances se vraisembleront, et, miracle de la démarche dialectique, j'apparaîtrai, ou plutôt je me dévoilerai, je m'auto-dépasserai et livrerai ma vraie nature, ma pure essence, ma substance.

Ou pas.

Mais quand bien même n'y arriverais-je pas, l'expérience vaudrait la peine d'être vécue. Comme une longue psychanalyse de mes parties de démineur, de mes lubies d'un jour et mes amourettes d'un soir, de mon jus de pamplemousse du matin, mais surtout de mes délires conscients, de mes fausses histoires qui m'arrivent vraiment et de mes vraies histoires m'arrivent faussement, le héros de cette épopée, qui est moi sans être moi tout en étant moi quand même, dira sans dire tout en disant quand même les évènements qui me sont vraiment arrivés.

Ou pas.

Mais que ce soit vrai ou pas, ce n'est pas grave car ce n'est pas le but. Le but est la pure cristallisation d'un être, un lent processus de calcification, car il paraît que l'on n'est jamais achevé, que l'on est toujours en construction... et qu'être vivant, c'est juste rentrer dans ce processus, c'est accumuler les expériences et éviter l'imperméabilité des plumes de canard sur lesquelles l'eau ne s'accroche pas. C'est ne pas se défaire des souvenirs qui nous ont forgés et des obstacles qui nous attendent.

Nous sommes Incurables car nous portons sur notre peau les cicatrices des plaies disparues et des plaies à venir, et dans nos yeux la lueur des délices mortes et des délices attendues ; vous êtes Incurables car vous ne serez jamais comme moi, et que les gens différents ne peuvent pas être "adéquats" à moi ; je suis Incurable car je suis Homme, résigné, suffisant, et pourtant toujours en quête de l'Autre.

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

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