(Marcel Pagnol, 1895-1974)
Petit récapitulatif des cours qui me sont gracieusement fournis par l'Okikokudai (沖縄国際大学, Okinawa Kokusai Daigaku, Okinawa International University, Université Internationale d'Okinawa...) : (note : ici les cours durent systématiquement 1h30, ce que je trouve très bien, je me demande toujours pourquoi on s'entête en France à faire des cours trop courts de 1h ou trop longs de 2h)
- 12 heures de japonais. Boum. Au départ, j'étais chez les débutants, puis on m'a convaincu d'intégrer les intermédiaires. Les débutants, c'est les Rennais, qui ont eu trois heures de cours par semaine pendant trois ans, ce qui est un peu de la rigolade quand on a fait deux ans de licence de jap en LCE comme moi. Les intermédiaires, c'est un groupe de Chinois qui sont au Japon depuis un ou deux ans, donc qui maîtrisent parfaitement les caractères chinois et qui depuis le temps parlent couramment japonais à l'oral. Et moi, je suis intermédiaire entre les débutants et les intermédiaires, et ils savent pas quoi faire de moi. Il ne me reste donc plus qu'à bûcher comme une bête pendant un an....(ce qui est très drôle par contre, c'est qu'ils ont du mal à lire les kanas, c'est-à-dire ce misérable petit syllabaire de 50 caractères que l'on est censé maîtriser au bout d'une semaine de cours ! Et que j'ai un meilleur niveau de grammaire oO)
- Un cours de français en master. Normalement c'est un cours de version pour les Japonais, donc français > jap. Je me demande ce que la prof va faire avec trois pauvres Français dans son cours. Suspense...
- Un cours d'okinawaïen. Bercé par de la musique dont j'étais censé étudier les paroles, j'y ai très bien dormi. Je n'y ai rigoureusement rien appris par contre. Si quelqu'un a une méthode d'okinawaïen qui traîne dans un placard, de préférence pas en japonais, ça m'intéresse.
- Un cours avec un prof "américain" qui n'a plus vécu dans son pays d'origine depuis quelques dizaines d'années, dont j'ai totalement oublié l'intitulé, mais qui est extrêmement intéressant, sur l'acquisition d'une seconde langue, les problèmes d'acculturation, l'origine individuelle ou sociale des problèmes d'apprentissage, du style "La vitesse d'apprentissage en terre étrangère dépend-elle uniquement de la motivation ?", avec le cas des étrangers qui ont un boulot de larbin, et qui ne s'autorisent pas à parler à leur patron friqué, ce qui ne les aide pas à s'améliorer en langues, forcément.
Par ailleurs, cela m'a permis de croiser des "graduate students" (大学院生, daigakuinsei), des étudiants en master, qui n'ont pas du tout le même profil que les étudiants habituels (undergraduate). On dirait qu'il y a une frontière entre les deux, car quand j'ai demandé pourquoi il y avait si peu de graduate students (quatre dans le département d'anglais oO), c'est parce que ça servait à rien pour avoir un travail...
Et plusieurs cours avec une prof chinoise, plus ou moins en anglais, parce qu'une Chinoise qui enseigne l'anglais en japonais à un Français est bien la preuve de la réussite de la mondialisation :
- un cours sur la phonétique anglaise... miam miam...
- un cours sur la "communication non-verbale", avec une classe de Japonais qui sont absolument ravis d'avoir un Français avec eux. Plusieurs filles m'ont demandé de leur enseigner le Français, ce que je trouve trop beau pour être vrai ! Je dois faire un résumé en japonais du texte anglais, ce que je trouve d'une absurdité très surréaliste...
- un cours de master, enfin, sur l'enseignement de l'anglais, et en particulier sur l'interlangue (le système en train de se créer quand on apprend une nouvelle langue) et la fossilisation (quand une erreur d'apprentissage devient une mauvaise habitude). Bref, très chouette, et puis on sera deux pour ce cours, du moins c'est prévu. Ce qui sera mieux que cette semaine où on était un, c'est-à-dire moi tout seul face à la prof (charmante, par contre).
Avec tout ça, je ne devrais pas m'ennuyer... Je crois que je n'ai pas encore conscience que j'en ai trop pris.
Cadeau bonux 1 :

Y'a du lourd, sur le bureau de John, des Relations Internationales...
Au premier plan : des chaussettes coréennes. Il paraît que c'est un comique apprécié là-bas. Moi au premier regard, j'ai trouvé qu'il avait une tête de psychopathe, et je me suis demandé pourquoi ils avaient mis un avis de recherche sur des chaussettes. Au second regard aussi, d'ailleurs.
Ensuite, une superbe réplique de la voiture pokémon signalée précédemment. La classe ultime...
Et juste derrière, une réplique du van de John, qui n'est pas du tout sans rappeler le tacot de Little Miss Sunshine, vous remarquerez. Ce qu'il confirme en sortant une publicité pour LMS qu'il cachait sous son bureau... un bon gars ce John, définitivement !
Cadeau bonux 2 :

Nan mais TROP cool, quoi...
Un Stitch déguisé en shisa... c'est ultime. (le shisa c'est un genre de chien ou de lion qui protège les maisons du coin) Et y'a même la ugly dolly de Lilo !!
Derrière, vous pouvez voir ma magnifique serviette de bain en l'honneur de l'université (300yens), et ma couette dont je n'ai PAS choisi le motif....
Mot clé - malade
jeudi 16 octobre 2008
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.
Par L'Incurable le jeudi 16 octobre 2008, 22:15
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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement
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