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Mot clé - gadgetophile

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jeudi 25 décembre 2008

Un homme qui ne passe pas de temps avec sa famille n'est pas vraiment un homme.

(extrait du Parrain, de Francis Ford Coppola, le père de la fille pour ceux qui comme moi ne jurent que par Sofia)


Subject : Blog

Coucou, petit scarabée,
C'était juste pour t'exhorter à mettre en ligne la suite de tes aventures.
Voilà.
C'est tout.

GPO




GPO, c'est l'acronyme de Gros Papa Ours. L'entité qui partage le corps de mon papa, avec Gros Papa Crocrodile. J'ai deux papa en un. La différence n'est pas très subtil : GPO c'est celui qui donne les Ipods à Noël (et s'extasie de ce que ça peut faire ces petites bêtes là), GPC c'est celui qui râle parce que j'ai acheté une DS avec plein de jeux débilitants un indispensable dictionnaire de kanji, et que j'ai des factures en retard*. GPO c'est le Père Noël (barbe et nez rouge compris) ; GPC c'est le père fouettard. Totalement schizophrène, j'vous l'dis.
Mais dans le cerveau torturé de cet homme malade (hum, je devrais peut-être attendre d'être financièrement indépendant avant de dire ça...), la chose Gros Papa Crocrodile, cette essence de cruauté, raffinée et instable comme un bloc d'uranium, connaît bien des moyens de me torturer l'esprit. Usant de techniques certainement enseignée par la CIA (c'est mon Ben-Laden à moi, quoi), il usurpe l'identité de son alter ego Gros Papa Ours (il a beau signer GPO, je reconnais sa mesquinerie !), et il joue à me titiller sur un de mes points sensibles : ma procrastination.
Ouais j'ai pas posté depuis deux mois. Mais j'assume !! (depuis un moment, j'ai compris qu'assumer ça permettait de moins culpabiliser et d'avoir la classe, même si on continue d'être un connard qui abandonne ses fidèles lecteurs :P)
Donc je dis à GPC que je fais ce que je veux, et que plutôt que de l'"exhortation", son mail ressemblait à des manières de mafieux des années 30, genre "Ecoute, Gino, tou té plais dans ta pizzeria, et tou sais qué lé boss, c'est ton amico, et il apprécie tes efforts. Mais Gino, si tou né fais pas un peu plus d'efforts, ça va pas sé passer bien. Tou né voudrais pas té fâcher avec lé boss, Gino. Non, vraiment, tou né voudrais pas."
Du coup, par esprit de contradiction (et parce que de toutes façons, à ce niveau-là de l'article, mon papa est déjà en route vers le notaire pour modifier les modalités de l'héritage) je vais encore rien écrire pendant deux mois.
Ou pas.
Après tout, c'est Noël...




**NB. Il suffit de quelques jours de retard pour se faire couper l'électricité ; le Japonais est susceptible. Mais il suffit de quelques heures (et d'un passage à la supérette du coin) pour la faire rétablir, même après 18h ; le Japonais est efficace.

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

vendredi 24 octobre 2008

La chance, c'est une question de veine.

Pierre Dac (1896 - 1975), extrait des Arrières-pensées



Parfois, tout n'est qu'une question de chance et de malchance.

La chance, c'est par exemple jeudi, quand j'étais au Centre des Relations Internationales (le Centre quoi, même si ça fait "nom de repaire de méchants dans une mauvaise série télé"), en train de glander, parce qu'il ne sert qu'à ça ce fichu centre, et que des gens sont arrivés pour offrir des o-miyage à Minami, John et Kachô (le kachô, c'est le boss). Les o-miyage, c'est une coutume adorable, qui est de ramener un petit quelque chose à ses collègues, amis, ennemis, et hamsters (non pas eux en fait) quand on va quelque part. Et généralement ça se mange. Là c'était des choux à la crème, et j'en ai eu un. Coup de bol quoi.
Le Centre sus-nommé :
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Rempli de souvenirs (des centaines de photos, et quelques cadavres de boîtes de gâteaux), d'étrangers perdus (Charlie, Français, Kusa, Taïwanaise, et Min-yeon, Coréenne, qui porte bien son nom) et de Japonaises en goguette (Aki, derrière, étudiante en espagnol... ce qui m'a fait réviser mon espagnol, eh oui, j'aurais pas cru après quatre ans)...
Dans le même genre de chouette cadeau auquel je m'attendais pas, j'ai reçu une viennoiserie au chocolat de Kusa (un "melon-pan" ils disent, même que ça a pas goût de melon, mystère que je n'ai toujours pas résolu), de John un superbe polo orange toujours à l'effigie de l'université (oui c'est orange, mais ça a de la gueule), de Kosuke un sac genre Eastpak avec le nom de l'université dessus, ce qui est la classe ultime s'pas, et de Kusa encore un super totoro en peluche trop beau, pour aller avec celui que j'ai déjà. Et de beaucoup de gens, j'ai reçu beaucoup de sympathie et de sourires, et ça fait plaisir ça madame.




Sinon, dans le genre pas de bol, lundi j'ai fait une allergie à chais pas quoi. Et paf, urticaire géant sur les deux tiers du corps (on notera tout de même la clémence du-dit urticaire, qui ne s'est propagé ni sur les mollets, ni sur les avant-bras, ni dans le cou, ni sur le visage, ce qui m'a permis d'aller dignement à l'hôpital). Pas de bol, donc.
Mais non je n'ai pas de photos.

Par contre, j'ai des photos de ce qui a été une chouette surprise : une promenade en bus à Ikei-jima et Miyago-jima, vers l'est :
081023_1308
081023_1256
(tentative de panorama avec mon portable super high tech...)
Oui, j'ai quand même un peu de chance au final.






Cadeau-bonux à la con :
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Cinq minutes pour faire comprendre à Samy (de Macao, effondrée derrière) qu'il y a écrit "bon jouir" sur sa serviette de bain. Mais qu'est-ce qu'on s'est marré !!
Quand on est dans un pays dont on ne comprend pas bien la langue, l'humour régresse beaucoup...

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

mardi 14 octobre 2008

La bière, la bière, qu'est-ce qu'elle a fait de moi la bière ?

(paroles extraites de "la Bière", des Garçons-Bouchers, super groupe de rock-punk-musette)

Pour raconter un truc où que ça bouge plus, je peux raconter ma journée de samedi. (Non ce n'est pas le bordel ma façon de raconter. En narratologie, ça s'appelle une structure narrative non-linéaire, donc ne dites pas que mon blog c'est le bordel, dites que c'est une figure de style !)
Ma journée commence donc vers trois heures de l'aprèm (en narratologie, comme ailleurs, ça s'appelle une grosse flemme), heure à laquelle je me lève plein d'entrain, où je trébuche contre un cadavre de bol de nouilles instantanées, où je m'éclate un doigt de pied sur cette p*** de marche qui mène à la salle de bain, et où je découvre que le brillant designeur de mon intérieur à moi (que je bénis chaque jour) a mis un filtre sous le trou de la bonde, comme ça les restes d'omelette de la veille décollés de la casserole, ben ils partent pas tout de suite, ils squattent encore un peu pour me délivrer leur bonne odeur au petit matin quand je prends mon bol de Nesquik (du vrai, d'ailleurs). Et après, ils squattent encore dans la poubelle, histoire que je ne les oublie pas, les restes moisis d'œufs qui étaient déjà à la limite de la péremption. Eh oui, le rêve cède toujours le pas au prosaïsme du quotidien... Mais rassurez-vous, la plage n'est jamais très loin, vous pouvez toujours me haïr !
Si je me lève si tôt, c'est que je tiens absolument à me rendre au hyakkin, c'est-à-dire au 100¥ plaza, un "tout à 100¥" qui porte bien son nom et qui l'affiche en gros sur sa devanture, ce dont je remercie la grâce, parce que savoir où on entre avant d'y être entré est un privilège qui me manque dans ce pays de sauvages. Et dans le tout à 100¥, je trouve tout, enfin tout qui vaut 100¥, qui vaut parfois plus, qui vaut souvent moins mais c'est pas grave. Je trouve des écouteurs, des baguettes, un éventail (mon achat le plus intelligent sans doute !), des gommes, toutes sortes de gommes (mais elles sont tellement choux !), une gomme électrique (vraiment), un thermomètre (qui reste bloqué sur 28°C, je comprends pas, il doit être buggé vous pensez pas ?), de la sauce soja (ça remplace le sel ici), des éponges, des nouilles, beaucoup de nouilles, une vache en plastique qui ouvre la bouche et qui fait de la lumière quand on lui appuie sur le dos (mais vous comprenez pas que c'est indispensable ???), un carnet pour noter le vocabulaire, des fiches à kanjis, des lunettes de plongée, des mentos au raisin, des enveloppes, de la barbe à papa sous plastique (il paraît qu'Amy Winehouse est accroc à la barbapapa aromatisée à la coke... c'est pour ça que j'aime internet), des saloperies de biscuit aux algues qui me rappellent le port de Cherbourg (beuargl (et c'est encore pire quand les biscuits traînent et deviennent tout mous)), des mini-lettres pour écrire mon nom sur ma porte d'entrée, des CD gravables, une règle graduée (je tiens vraiment à mesurer ce foutu placard à chaussures), et enfin, tenez-vous bien : des cure-oreille traditionnels japonais en bambou ! Le must-have quand vous vous voulez vous intégrer au Japon !
Et j'en passe et des meilleurs, si bien que je ressors avec une quarantaine d'articles. Tous indispensable. Et je n'ai pas acheté ce qu'il y avait de pire :
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
(cliquez pour mieux voir, et je veux dire, faites-le vraiment !)
Oui, c'est bien ce que vous pensez voir. Un faux phallus en forme de canard, et des seins gonflables. Un mélange intéressant de Patrick Sébastien et de Jean-Marie Bigard, je dirais. Avec une petite pointe de Philippe Bouvard. (Ce qui me ferait presque douter que Japan iz superior, comme j'ai appris pendant deux ans en fac de jap)

Une fois rentré dans mon antre, après avoir constaté que les bactéries contenues dans le cadavre d'omelette étaient on ne peut plus vivaces, on frappe a à ma porte pour m'inviter à un cours de danse okinawaienne, le fameux Eisa. Il s'agit en fait, du moins dans cette région de l'île, de deux danses simultanées et coordonnées : le te-odori ("danse avec les mains") des femmes, et les tambours (ôdaiko et shimedaiko, le grand et le petit tambours), dansés indifféremment par les hommes et les femmes, mais plutôt les hommes à l'origine on dirait. Kuma-chan fait du te-odori parce que, n'est-ce pas, elle a des muscles de crevette paralytique. (enfin, c'est ce qu'elle m'a dit en japonais, je ne fais que traduire) Du haut de mes 1m75 de muscles tout serrés et chargé de ma testostérone bouillonnante de virilité, je ne vais pas bien sûr me borner à gesticuler les mimines, donc j'essaye le shimedaiko, le moyen tambour, dans ce grand gymnase de l'Okinawa International University, qui me rappelle qu'on n'a pas tout à fait les mêmes moyens dans l'Educ Nat en France.
Et c'est du sport !!!
Les mouvements sont très amples, en restant très précis et rythmé (c'est de la danse quand même), on frappe du pied comme des brutes par terre à chaque fois qu'on tape dans le tambour, et au final on se défoule bien. Si bien que je prévois d'y retourner trois fois par semaine. Ça fait des années que j'ai pas fait de sport régulier, alors encouragez-moi surtout !
Si ça vous intéresse, il y a une vidéo très chouette sur la page des vidéos de ce site (choisissez la Sonda Eisa, pour voir la version que je pratique, dans la région de Okinawa-city, mais les autres vidéos sont assez jolies et colorées aussi).

Et enfin, pour me récompenser de ces efforts, j'accompagne Kuma-Chan (la danseuse), Fabien, Charlie et Sonoé dans un petit bar sympa qui fait de très bons cheese cakes. Ce qui est important quand on n'a pas mangé de la journée (忘れた... j'ai oublié...). Sonoé est partie à Rennes l'an dernier, donc elle parle un très bon français. Il y a quelque chose de très reposant dans le fait de parler français dans un endroit totalement étrangerophone. Se lever tous les matins en se disant que l'on va vivre une espèce d'énorme exercice de communication orale pendant un certain nombre d'heures, ça peut être fatigant. Oh, on s'y fait vite. Mais parfois, la terre veut retourner à la terre et le Normand à la bouse de vache. Ma langue natale, c'est un peu l'essentiel de ce qui me rattache à mon pays, comme un cordon au milieu de l'océan auquel je m'accroche quand j'étouffe dans le salmigondis des mots.¹
Pour ce qui est de la soirée elle-même, je vous renvoie à chez Fabien pour qui le prix des bières, c'est un peu comme le prix des mangas pour moi, un sujet d'angoisse permanent et un calibre efficace pour juger la qualité de vie d'un pays. (Nihon wa suge !)

<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Avec ma nouvelle DS (d'occasion, pas cher du tout), et mon super dico de kanji électronique, un cheese-cake très miam, et un cocktail très gloups à base d'alcool d'Okinawa, de pasoa, et de raisins. Très chic, très chouette.

A l'izakaya, une ambiance un peu différente... la bière à 100 yens coule à flot, et les sushis s'écoulent, de même que le riz cantonais ou que ce sublime mélange calamar-oignons... slurp !
Si bien que les Français perdent toute dignité...
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
... tandis que les Japonaises (et assimilées) restent fidèles à elles-mêmes. :)
SA3D0034



CADEAU BONUX (spécial picole) :
SA3D0010
Que cela soit dit, et su. Au Japon, on a du bon rouge. Et je dirais même "Wesh mon frère, bien ou bien ? tu veux mon bon rouge ou quoi ?".

(si je veux faire fortune et me marrer un coup, je pense que je vendrai aux Japonais le "Litron de Gros Rouge qui Tache" en leur faisant croire que c'est le nom d'un grand château bordelais super bien coté.)



¹ Littéralement "Okinawa" signifie "une corde au milieu de l'océan".

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