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jeudi 22 janvier 2009

Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.

Citation de Fernand Ouellette, dans la Mort vive


Je n'aime pas les blogs d'écriture.

Tous ces gens qui écrivent et qui prétendent que leur prose a de l'intérêt, n'est-ce pas insupportable ? Je veux dire, quand tu dessines un minimum correctement et que tu as de l'humour à revendre, de bonnes idées à étaler sur un site plein de gadgets en flash trop cools et qu'en plus t'as des gros seins (ou des petits mais beaucoup de sensibilité en remplacement) à dessiner (surtout si tu te dessines souvent toute nue), là tu fais un blog BD, tu as des dizaines de milliers de lecteurs et tu œuvres à améliorer le sort de l'humanité. Mais écrire, quoi, bordel de sainte vierge en slip kangourou, écrire tout le monde peut le faire !

Alors tu cherches à te rendre intéressant. Tu racontes ta vie, tes hauts, tes bas, tes malheurs d'amour, tes bonheurs de jeux vidéos (parce que faut être un peu geek pour avoir un blog), tu postes des vidéos de chats trouvées sur youtube, tes photos de plage genre "carte postale floue", des extraits de bouquins que t'aimes bien mais que personne ne lira puisque personne ne te lit. Au final tu as une centaine d'articles avec deux trois commentaires de copains. Et. C'est. Tout.

J'étais à peu près dans cet état d'esprit depuis quelques mois. Vous l'avez remarqué. Le plus malheureux étant que je suis au Japon et que je suis censé faire un blog de voyages où je raconte les bons coins pour manger des sushis à 105 yens et se taper un urticaire géant bien prurigineux et sexy comme il faut, mais que cela m'ennuie. Je suis trop égocentrique pour me départir de mes petits problèmes persos chiants et trop déconnecté de la réalité matérielle du Japon et de ses chaussettes orteillées pour parler de ce qui se passe (pas) à Okinawa. Malheureusement, j'ai envie de parler de mes fesses, mais pas sur internet. Je suis sans doute devenu plus pudique pour ce qui est de mes émois sentimentaux, par exemple. D'une manière générale, plus envie d'écrire, à part à quelques crétins sur des forums publics parce que c'est pas dieu possible d'être con pareil, quand je suis de mauvaise humeur. Même plus de commentaires chez les copains-copines (mais je te lis toujours assidûment Luciole). Rien.

Et je suis tombé sur le blog de Mitternacht (par pur hasard, via le blog superbement dessiné d'Esther). Ce blog, c'est le blog d'écriture perso par excellence, qu'une fille a réalisé toute seule avec ses petites mains, pour se faire plaisir. Un blog décousu comme une vie peut l'être, plutôt joli parce qu'elle est bricoleuse, bien écrit, avec des moments de creux, des vidéos de youtube et des photos de voyage (très chouettes, mais Prague c'est toujours chouette). Pas mal de commentaires, d'amis ou pas, on ne sait jamais sur internet. Un blog parmi plein d'autres, j'en suis certain. Mais j'ai aimé son style, j'ai aimé ses coups de gueule nécessaires, autant que ses digressions inutiles. Et je me suis dit que ça devait être une fille chouette, et qu'elle avait dû se faire plaisir à écrire tout ça... J'ai appris pas mal de choses et j'ai sincèrement apprécié ses talents d'écriture. Ce qui est rare. Au fond, ce n'est pas le blog incroyablement exceptionnel d'une fille incroyablement exceptionnelle, mais c'est le seul qui, en trois mois d'ennuis sur le net, m'ait vraiment donné envie de me remettre au mien. Et pour cette raison, j'en remercie très chaleureusement l'auteure, et je lui fais deux bisous sur chaque joue (on est sur internet, on se permet tout). Elle ne le saura sans doute pas, sauf si elle tape son pseudo sur google et qu'elle tombe sur cette page (ce qui ne m'étonnerait guère, si elle a un blog c'est qu'elle est égocentrique !), mais c'est sincère.

Après tout, ce que l'on apprécie en lisant des blogs, c'est parfois de sentir, au détour d'une phrase ou d'un lien, qu'il y a des gens, quelque part, on ne sait où, dont on apprécie les goûts, que l'on aimerait connaître, un jour, peut-être. Et. C'est. Tout.






Et oui le suspens quant à la continuation du blog est toujours là qui vous tiraille l'estomac, mais je ne sais pas encore si je trouverais des trucs intéressants à raconter >__<

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

dimanche 05 octobre 2008

Prolonger des adieux ne vaut jamais grand chose ; ce n'est pas la présence que l'on prolonge, mais le départ.

Citation de Elisabeth Bibeso (1897-1945), extraite de Le Sapin et le Palmier

(cliquez sur les photos pour les agrandir un peu)

Une énième insomnie me donne l'occasion de sortir de mon lit pour vous donner le premier compte-rendu Made in Japan... et Dieu sait qu'il est touffu...

Par une belle après-midi de début d'automne, je me trouvais ainsi dans un terminal d'aéroport avec la quasi-moitié de mon poids sur le dos, après quelques tribulations avec la seuneuceufeu dont les trains n'ont pas toujours une longueur d'avance, non non non (mais je vous épargnerai mon avis sur ce "service public"). Guettant d'un oeil les militaires à la mine patibulaire et au gros fusil qui n'ont sans doute pas trouvé d'endroit plus sympa pour faire leur promenade digestive, je me dirigeai vers le coin de la Japan Airlines et méditai sur le pourcentage toujours croissant de faux sacs Prada et de vrais appareils photo Nikon, c'est-à-dire sur le taux anormalement élevé de Japonais qui, comme ce fut confirmé plus tard, ne devrait pas décroître jusqu'à mon arrivée à Okinawa. Je me demandai aussi si l'avion allait s'abîmer sur le chemin, et pourquoi donc on disait "s'abîmer" pour le crash d'un fer à repasser géant (c'est un peu comme si j'égratignais mon hamster en le plongeant tête la première dans un mixer en marche). Ah, et je me demandai pourquoi je me faisais toujours avoir par les panneaux "Borne Wi-Fi" qui cachent toujours des procédés ignobles du genre "6€ les trente minutes pour soulager tes envies de geek" (c'est comme les toilettes payantes au Mont-Saint-Michel ou dans les gares ! honteux !). Je comprends un peu mieux les fumeurs qui prennent l'avion maintenant. (Mais non j'ai pas essayé de trouver un réseau non-sécurisé dans les toilettes de l'avion, ce que vous êtes bêtas !)

Pour rappel, Okinawa c'est là :
japan-okinawa_map.jpg

On dirait le sud ? Voilà, vous avez pigé. (et oui le temps dure longtemps quand on jetlag). Donc plage, cocotier, mini-kini, mini-cul-nu et tout le reste (maintenant que tout le monde m'envie à mort, ça me lasse presque de me vanter).
On pourrait penser que ça ferait des valises moins lourdes, faute de vêtements chauds... mais... non. Ma mère a quand même réussi l'exploit de fourguer dans mes affaires deux anti-moustiques, deux boîtes de pilule anti-soleil, deux flacons de crème solaire, et trois flacons pour calmer les coups de soleil, dont un spécial pour les brûlures au deuxième degré. Pessimisme ou prévoyance sur ce dernier point ? Difficile à dire. Toujours est-il que le délestage vestimentaire était largement compensé par la charge des lotions en tout genre et par le poids de l'appréhension maternelle sur mes fragiles épaules.

Le temps de vol jusqu'à Nagoya était de douze heures, mais à côté du hublot, j'allais pouvoir assister à l'une des nuits les plus courtes de mon existence.
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>

Après "tu va ns ramenné 1 japonèz lolilol.", le deuxième encouragement qui revenait le plus souvent était "yora d joli autèss danl avion lolilol". (non en fait j'ai pas que des amis qui font "lolilol", j'ai aussi une grand-mère, mais ça revient au même !) Eh bien non. Elles étaient soit trop vieilles, soit trop testostéroneuses (et anglaises, par la même occasion, dont un steward blond polyglotte qui draguait une équipe de volleyeuses espagnoles dans leur langue maternelle mais qui me servait du "ikaga desu ka"... moi je dis y'a délit de sale gueule, je veux qu'on me parle français même si je m'appelle pas Maria et que j'ai pas de beaux mollets >__<). L'arnaque, quoi. Mais il y avait des avantages substantiels.
Je passe sur l'écran individuel, vous me détestez déjà assez comme ça. Ah, non, je dois signaler que Sex and the city est beaucoup moins drôle en chinois qu'en anglais (c'est scandaleux !) et qu'Indiana Jones accuse toujours autant ses soixante balais en russe.

Passons aux choses sérieuses et à la réelle justification d'un prix si honteusement élevé (à part le kérosène et les prostituées de luxe du patron) : la bouffe !
C'est Japan Airlines, alors c'est japonais. D'où la bouteille de gros rouge et le camembert, comme vous pouvez le constater :
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>

Et j'imagine que les crackers c'était pour le steward anglais blond malpoli au nez grotesque (oui il m'a vraiment pas plu avec ses "ikaga desu kaaa ?")
Le reste était trop inconsistant et/où inidentifiable pour valoir la peine d'être décrit.
Avec mes voisins japonais, j'ai appris quelque chose de très important. Quand vous voulez expliquer à un Japonais que vous habitez pas à Paris, il faut dire que vous habitez pas loin du Mont-Saint-Michel. Ça impressionne forcément. Et même quand ils savent pas où c'est (ah là là...), ça les impressionne quand même. (si je veux être plus précis, dans mon cas, je dis parfois "Cherbourg, c'est la ville qu'on voit au début de Titanic", ça marche presque mieux !)



Dans la nuit, entre deux gargouillements de gorge nippons ou pépiements hispaniques, j'eus du mal à m'endormir. Je me demandai combien de gens dans l'appareil laissait autant de choses que moi derrière eux, et pour si longtemps. Pendant quelques temps j'oubliai l'illusion d'internet qui me fait croire en ce moment même et comme toutes les nuits que, bof, le Japon, toutes les régions de France, le Québec même ou tout le reste, le monde entier n'est qu'à quelques kilo-octets de moi.
Il n'est rien de plus solitaire qu'un voyage en avion.
L'air artificiel de la cabine m'étouffait, tandis que je me lovais difficilement dans une mauvaise couverture, comme dans une bulle de souvenirs rapiécés. Et le nez contre le hublot gelé, j'attendais la fin de cette si courte nuit.



<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
(Est sibérien au petit matin)

L'arrivée à Nagoya était évidemment assez forte en émotion. Waouh, des kanji partout ! (et juste après, waouh, reste plus qu'à les apprendre !)
Après un rapide passage aux douanes (j'avais vérifié les bagages avant, pour pas faire la bourde de mon voyage au Québec, où je n'avais pas déclaré un pot de foie gras... dans un continent gavageophobe ça fait pas sérieux (mais ils ont pas vu le foie de certains clients de leurs fast-food, na) ), j'ai patiemment attendu dans la salle d'attente avec une classe de lycéens que j'ai essayé d'infiltrer ("wesh, bien ou bien les teupo ?"), sans succès malheureusement. Il me manquait l'uniforme, sans doute.
Une grosse surprise toutefois :
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Ouiiiiiiii l'avion Hello Kitty himself !! Grand moment d'émotion ! Couplé avec ce que j'ai vu à Okinawa, attention les yeux :
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii l'avion pokemooooooooon truc de oufffffffffffffff !!

Dans l'avion de Nagoya à Okinawa, Il y avait moins de monde et les hôtesses étaient plus jeunes, plus japonaises et plus œstrogénées que le steward anglais blond polyglotte insupportable (et puis il souriait tout le teeeeemps, genre "ikaga desuuu kaaaaa" en tendant le pichet de thé vert froid). Je sentais une légère amélioration.
J'ai été pris d'un fou rire en feuilletant le catalogue de la Jal...
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Au Japon, ils ont pas le président, mais ils ont les talonnettes... (mon dieu, ces têtes de vainqueurs !)

Dans l'avion, j'étais encore près du hublot, du côté de l'aile (j'étais donc chargé du "OH MON DIEU LE MOTEUR EST EN FEU" et je prenais cette mission très à cœur). Les formations nuageuses devant moi était tout simplement magnifiques, splendides, emphatiques, munificentes, supercoquentieuses oserais-je dire.
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Et tandis que l'appareil tremblait en s'approchant du sol, tandis tous regardaient vers le côté gauche pour admirer leur futur destination, leur île paradisiaque aux eaux bleu turquoise, je restai les yeux dans le vague du côté droit, vers l'Occident, et vers ce petit îlot perdu au milieu de nulle part, sur une mer tachetée de mares de lumière informes, un étrange petit bout de terre qu'aucun rayon du soleil de l'est ne daignait réchauffer.
<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>

(musique du moment : Coldplay - Lovers in Japan (acoustic version) )

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

dimanche 07 septembre 2008

La présence diminue la réputation, l'absence l'augmente.

Citation de Baltasar Gracian Y Morales (1601-1658)

<Digimax i50 MP3, Samsung #1 MP3>
Tiré de Calvin & Hobbes, tome 1 de l'intégrale éditée chez Hors Collection.

L'ellipse narrative est une figure de style des plus usités, et pourtant des plus riches en possibilités d'utilisation. Elle consiste en un effacement volontaire d'une partie du récit, qui s'en trouve accéléré : le temps passé dans l'histoire est réduit à un "deux mois plus tard" qui prend quelques dixièmes de seconde de l'espace-temps du lecteur. L'intérêt est généralement de passer outre des évènements qui auraient manqué d'intérêt, ou qui auraient cassé le rythme de la narration. Elle peut aussi générer la frustration en occultant des informations attendues ou espérées (par exemple, quelqu'un crie dans la nuit, et hop on passe au petit matin). Elle peut aussi concentrer une action éployée dans le temps pour lui donner plus d'impact. Par exemple, une nuit d'angoisses fantomatiques résumée en deux visages figés par l'effroi à l'aube (à opposer, bien sûr, à la dilution narrative de la soirée en trois cases identiques, dont une muette).

Maintenant que vous êtes convaincus de l'intérêt littéraire, bédéesque et cinématographique de l'ellipse, parlons peu mais parlons bien. Un blog n'est jamais un produit fini ; même stoppé, ce n'est qu'un chantier en construction. Et il témoigne de l'arythmie et des aléas de la vie de son auteur.

Alors, mettez votre imagination à l'épreuve, et trouvez ce que j'ai pu faire de passionnant et de chronophage durant cette SUPERBE ellipse ! ^o^
(toute proposition avec les mots "flemme", "glandouille", "playstation 2", "msn" ou "Obiwan Kenobi" sera disqualifiée d'office !)

Et bientôt, le lancement du blog version 1.5, avec le teaser d'une année riche en rebondissements et en sushis ! (et en articles de blog)

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

mercredi 16 janvier 2008

Les compagnons de l'insomnie

Calvin et Hobbes
- un bon album de Calvin & Hobbes ;
- deux œufs sur le plat recouverts de gruyère fondu ;
- une tarte aux poireaux de chez Leader Price ;
- deux trois mini-smarties ;
- une lichette de rhum ;
- la perspective du gâteau basque du lendemain, pour finir le rhum ;
- une blogo-découverte sympathique ;
- une pomme pas normande mais bon ;
- quelques cyber-amis ;
- un coup d'oeil sur mon nouveau sac très beau ;
- un très bon album de Larcenet/Ferri ;
- un chanson lunaire en boucle depuis plusieurs jours ;
- un article passionnant dans un journal intello que je ne lis pas que pour dire que je le lis ;
- un post super gratuit dans mon blog ;
- et toujours la même envie d'une nuit intemporelle, d'une nuit pour tout lire, et apprendre, et tout découvrir, et tout faire, tout ce qu'on n'a pas fait dans la journée, quand tout va au rythme normal, quand on n'a jamais le temps de rien faire, mais qu'on fait pourtant tellement plus.

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

mardi 15 janvier 2008

Major Tom to Ground Control

Communication du Major Tom - 117ème jour
Major Tom à Ground Control... Vous m'entendez Ground Control ?
Bon, voilà, j'ai traversé une bonne centaine de milliers de miles, je commence à en avoir un peu ras le bol, j'aimerais rentrer.
Non mais vraiment.
Tout se passait plutôt bien, au début. Je pensais que le vaisseau allait là il devait aller, alors je me laissais porter. De temps en temps, je mettais mon masque, et j'osais sortir de la capsule. J'étais tranquille, et je tournais lentement aux alentours. Les étoiles me semblaient différentes de dehors, tandis que je flottais de la plus étrange des manières, loin du monde, loin de la Lune.
Mais voilà, je m'ennuie. Tous les jours j'indique dans le cahier de bord la chemise que je porte, et je prends mes pilules protéinées. Mais je n'ai plus envie de sortir, la planète Terre est toujours aussi bleue et les étoiles toujours identiques chaque jour, et j'aimerais dire moi-même à ma femme que je l'aime.
J'ai vérifié l'allumage, pouvez-vous lancer le compte à rebours ? Ground Control ? Vous m'entendez Ground Control ?
Bordel, les circuits sont morts ! Pouvez-vous m'entendre, Ground Control ?
Pour l'amour de Dieu ! vous m'entendez Ground Control ?
Vous m'entendez Ground Control ?
Vous m'entendez Ground Control ?
Vous m'entendez Ground Control ?
...




(L'original)
(Les paroles de l'original)

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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement

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