(proverbe japonais)
Voilà, j'ai paré mon blog de ses plus beaux attraits pour annoncer ce que tout le monde sait déjà : ce blog de rien du tout devient un blog de voyage de nipponisant amateur pour nippophiles indulgents (vous, donc, qui avez intérêt à aimer le poisson cru). Je ne sais pas encore si j'aurai le temps ou l'envie d'écrire, mais ce sera jamais plus pire que ces quelques derniers mois, comme vous me l'avez parfois fait remarquer avec beaucoup de tact et un peu d'impatience (Ah, dans l'oreillette Nelson me dit "Ha ha !" ; merci Nelson). Je suppose que l'on a plus à écrire quand on ne perd pas ses journées en glandouille, flemmeries flâneries, msn et playstation 2 (eh oui, Obiwan Kenobi c'était le piège dans notre grand jeu concours de l'été !) et quand on est au contact avec une civilisation étrangère pour qui le fantasme érotique ultime est une pieuvre (je me suis renseigné avant de partir). Un an à Okinawa, le Hawaï japonais, en bermuda à fleurs. Yeah.
Pour le moment, je ne goûte guère autre chose que les formalités administratives, qui sont effectivement des "formalités" pour toute personne organisée, ponctuelle, soigneuse, scrupuleuse, pointilleuse, vétilleuse, bref, bonne à enfermer (qui finit inéluctablement un jour en page des faits divers de la Presse de la Manche ou de la Liberté du Morbihan, après un pétage de plomb et un meurtre banalement sordide et compulsif). Pour toutes les autres personnes, c'est un labyrinthe kafkaïen, un capharnaüm laborieux, qui pousserait un Gaston Lagaffe à la préretraite en deux semaines, ou n'importe qui à la dépression nerveuse en deux jours.
Ce blog vous tiendra au courant pour tout détail plus substantiel et intéressant. En attendant, vous remarquerez la refonte de l'affichage du blog. Un travail de titan réalisé à grand peine... (au moins trois quarts d'heure pour trouver une chouette police). C'est comme ça chez l'Incurable, le lecteur est chouchouté !
Mot clé - appliqué
mercredi 10 septembre 2008
Même la pensée d'une fourmi peut toucher le ciel.
Par L'Incurable le mercredi 10 septembre 2008, 12:37
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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement
lundi 07 avril 2008
Procrastinating iz not a crime
Par L'Incurable le lundi 07 avril 2008, 02:01
Les trois visées, scientifique, mythique, et poétique, qui motivent la parole, aussi différentes soient-elles, ne s'excluent pas entre elles ; elles sont complémentaires et à l'œuvre à différents degrés dans toute parole. Mais elles ont aussi leurs sœurs analogues dans les trois autres plans (dans la Théorie de la Médiation) de l'ergologie, de la sociologie et de l'axiologie, sous différents termes (visées empirique, magique et plastique pour l'ergologie par exemple) qui cachent le même raisonnement dialectique entre le monde perçu et le monde intellectuellement structuré du Signe, de l'Outil, de la Personne et de la Norme.
Voilà la conclusion de la première question de mon devoir à la maison. Après trois pages et demi, police 12, interligne 1,5.
Ça veut donc dire que la deuxième question doit être traitée en au moins deux pages, pour ne pas faire cheap.
Grnx.
Du coup, ça fait une heure que je me plains, et que je me console en écoutant Regina Spektor, en mâchant des chewing-gums à la cerise, en lisant des histoires toute drôles de chats et de filles aux cheveux roses et en ne pas travaillant.
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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement
mercredi 26 décembre 2007
L'introduction
Par L'Incurable le mercredi 26 décembre 2007, 04:25
(Pour expliquer le pourquoi de ce blog, un petit texte pompeux... je prendrai une plume plus lisible à l'avenir ^^)
Arrogant, complexé, mal peigné. Léger, amorphe, fermé Fier, sot, doué. L'éventail des qualificatifs donné à un Homme durant sa vie est-il représentatif de sa vraie nature ? Ou plus précisément, si tant est que l'on puisse juger et qualifier correctement chacun de ses actes, l'éventail des faits et gestes d'un Homme définit-il, indirectement, sa nature ? En bref, si je tape cent fois la tête de ma petite sœur, et si je lui dis une fois que je l'aime, suis-je un grand frère ingrat ?
La rhétoricité de cette question n'échappera à personne. Et pourtant, le but de ce blog est bien là : d'une manière effroyablement égotiste ("qui fait constamment référence à soi", TLF), je sculpterai mon corps par coups de burin successifs. Un article pour une pensée, pour un mot lâché dans la nature, pour un geste aux lourdes conséquences. Et les grandes lignes se formeront d'elles-mêmes, sur le marbre de ce que vous pensez connaître de moi, au fur et à mesure du labeur. Un bras s'élèvera vers le ciel, un pied s'engoncera dans le sol, peu à peu. Une meilleure image serait celle d'un idéogramme chinois. Une trait, tracé d'un geste, contiendra dix informations. 20 traits en contiendront dix milles. C'est mathématique, si si. Et pourtant, le sage y verra un seul concept. L'imbécile heureux aussi. Et tous les Incurables tenteront d'ordonner, avec leurs maigres moyens, les éléments mis à leur disposition.
Eh bien voilà, vous avez l'idée. Je vais me déconstruire, éparpiller mes qualités et mes défauts, les ranger en ordre, faire des petits tas, mettre des étiquettes, puis tout reconstruire, tout remettre à sa place, ranger les légos dans la boîte, et, fabuleusement, tout s'ordonnera, les contradictions s'annuleront, les invraisemblances se vraisembleront, et, miracle de la démarche dialectique, j'apparaîtrai, ou plutôt je me dévoilerai, je m'auto-dépasserai et livrerai ma vraie nature, ma pure essence, ma substance.
Ou pas.
Mais quand bien même n'y arriverais-je pas, l'expérience vaudrait la peine d'être vécue. Comme une longue psychanalyse de mes parties de démineur, de mes lubies d'un jour et mes amourettes d'un soir, de mon jus de pamplemousse du matin, mais surtout de mes délires conscients, de mes fausses histoires qui m'arrivent vraiment et de mes vraies histoires m'arrivent faussement, le héros de cette épopée, qui est moi sans être moi tout en étant moi quand même, dira sans dire tout en disant quand même les évènements qui me sont vraiment arrivés.
Ou pas.
Mais que ce soit vrai ou pas, ce n'est pas grave car ce n'est pas le but. Le but est la pure cristallisation d'un être, un lent processus de calcification, car il paraît que l'on n'est jamais achevé, que l'on est toujours en construction... et qu'être vivant, c'est juste rentrer dans ce processus, c'est accumuler les expériences et éviter l'imperméabilité des plumes de canard sur lesquelles l'eau ne s'accroche pas. C'est ne pas se défaire des souvenirs qui nous ont forgés et des obstacles qui nous attendent.
Nous sommes Incurables car nous portons sur notre peau les cicatrices des plaies disparues et des plaies à venir, et dans nos yeux la lueur des délices mortes et des délices attendues ; vous êtes Incurables car vous ne serez jamais comme moi, et que les gens différents ne peuvent pas être "adéquats" à moi ; je suis Incurable car je suis Homme, résigné, suffisant, et pourtant toujours en quête de l'Autre.
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Ce jour-là, l'Incurable a été particulièrement
Ne ratez aucune boulette
Une bêtise au pif
Les gens qui aiment beaucoup ce que je fais




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